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Par Alassane Ibrahima — La Voix du Septentrion
Kouandรฉ : jusqu'ร quand les populations vivront-elles dans la peur ?
Dans les quartiers, les villages et les hameaux de la commune de Kouandรฉ, un sentiment d'inquiรฉtude grandit. Les habitants dรฉnoncent des vols rรฉpรฉtรฉs qui affectent leurs biens, leurs activitรฉs et leur tranquillitรฉ. Chaque nouveau cas alimente davantage la peur, tandis que les victimes se demandent si leurs plaintes seront un jour suivies d'effets.
Face ร cette insรฉcuritรฉ ressentie, une question revient avec insistance : oรน sont les rรฉponses des autoritรฉs locales et administratives ? Les populations attendent des actes, des explications et des mesures concrรจtes. Le silence, lorsqu'il perdure, nourrit le doute et laisse croire que la dรฉtresse des citoyens n'est pas une prioritรฉ.
Kouandรฉ fait dรฉjร face ร un contexte sรฉcuritaire dรฉlicat, marquรฉ ces derniers mois par des incidents liรฉs ร la menace des groupes armรฉs dans la rรฉgion, ce qui renforce naturellement les inquiรฉtudes des habitants. Dans un tel environnement, chaque vol non รฉlucidรฉ accentue le sentiment d'abandon.
Les citoyens ne demandent pas l'impossible. Ils rรฉclament simplement le droit fondamental de vivre en sรฉcuritรฉ, de dormir sans craindre de retrouver leur maison cambriolรฉe au petit matin ou de voir le fruit de plusieurs annรฉes de travail disparaรฎtre en une nuit.
Il est temps que les autoritรฉs compรฉtentes prennent pleinement la mesure de cette prรฉoccupation. Une prรฉsence sรฉcuritaire renforcรฉe, des enquรชtes diligentes, une meilleure collaboration avec les populations et une communication rรฉguliรจre sur les actions entreprises sont autant de signaux susceptibles de restaurer la confiance.
Le dรฉveloppement d'une commune ne peut s'รฉpanouir dans un climat de peur. Kouandรฉ mรฉrite mieux que la rรฉsignation. Les habitants mรฉritent d'รชtre รฉcoutรฉs, protรฉgรฉs et rassurรฉs. Car lorsqu'une population en vient ร croire que ses cris ne trouvent plus d'รฉcho, c'est le lien de confiance entre les citoyens et les institutions qui s'effrite.
L'heure n'est plus au silence, mais ร l'action.
Par Alassane IBRAHIMA